jeudi

Valdo

Prête pour en parler, j'ai posté un billet sur mon amie de toujours qui a coulé à pic en hôpital psychiatrique.
Une longue histoire a raconter et je vais vous la conter, en petits bouts d'espoirs et de deuils successifs, j'ai de toutes les façons milles choses à dire, quelquefois mes billets expriment sans trop dévoiler et d'autres fois, l'histoire sera précise comme un roman à lire, des vies qui s'entremêlent et offrent des compréhensions mais aussi des murs de silences...
L'énergie circule avec une exigence effrayante qu'il faut apprivoiser doucement.
J'aime la vie.

Poésie pour Valdo

Je dis non, j'irai pas te voir la biche aux yeux explosés par les camisoles chimiques et la tête farcie par des désirs de cendrillon.
Ton prince t'a tué et tu lui a tenu la main alors j'irai pas, c'est pas contre toi, c'est pour moi.

Non, j'irai pas te faire croire que je tiens à toi, toi qui confond aimer, posséder, détruire, toi qui est resté comme les petits qui mordent pour manger celui dont ils ne veulent pas être séparés, toi qui ne grandit pas et qui détient la vérité fatigante, illusoire et égoïste des grands inconscients, alors, non, je ne viendrais pas.

Non, je n'irai pas, toi qui pense suspendre la réalité au trampoline de l'amitié, toi qui doit décaler pour être harmonieux, c'est pas contre toi, c'est pour moi.

Non, je n'irai pas malgré la douceur, la gentillesse, car l'odeur ni est plus, comme les petits chiots qui ont perdu leurs repères, il faut tout vraiment tout refaire, recréer le cocon, transformer la relation en envie de rencontre et moi, je sais que je n'irai pas, car personne n'a leché mes blessures et les plaies se sont refermées sans y avoir mis autre chose dedans. C'est pas contre toi, c'est pour moi

C'est pas contre toi, c'est pour moi

Poésie

Mollesse et résistance, passivité et réaction, temps ou bassin de décantation, prendre ses marques ou retirer les repères, changer vite pour aller bien et aller bien pour changer vite, contraction temps espace en mouvement perpétuel, les gens en font une survie, les ami(e)s un soulagement, mon amour une obligation.

Je vois la vie comme une boussole et il y un nombre d'options qui ne dépendent que de mon emplacement, ne pas se tromper en choisissant les mauvais critères vitaux et les stupides signes avant coureurs, ne pas se blesser en oubliant de respirer, ne pas en vouloir aux autres qui souvent n'y sont vraiment pour rien, penser à dire que l'on changé, penser à demander ce que l'on voudrait voir changer, se laisser une chance, en laisser une, même une seule aux autres et encore et toujours regarder en clignant les yeux une fois de plus quel est l'angle le plus joli, quel est la position la plus juste, quel est l'exacte point ou les options de la rose des vents s'emboitent avec celles du moment présent et là, sans l'ombre d'un doute, sans un cri, sans une larme, sans une seule once de charité chrétienne ...

Peut être apprendre la douceur d'un moment définitif ...

Une histoire de Mort vitale

Mon père est mort, celui dont je voulais faire le deuil de son vivant, et oui on en a souvent qu'un seul, un père !
Et ben, il s'est fabriqué un cancer, un méchant vilain cancer qu'il a combattu pendant 4 ans, en fait, il est mort de Chimiothérapie, le cancer ne l'a pas tué.

Il y a 4 ans, un coup de fil, j'étais au Foot avec mon fils, je le regardais s'ébattre dans la boue, un bel après midi d'automne, le premier entraînement de la saison si je me souviens bien...

Laconique, comme à son habitude, la devise de mon pater "pas de nouvelles, bonnes nouvelles", je suis malade, je préfère que tu sois au courant, c'est grave, c'est un cancer et on me donne entre 6 mois et un an.


Ok; mon père et moi, l'histoire est longue, comme pour tout le monde, me direz vous.
Mais là, il fallait la faire extra courte, la boucle salvatrice, plus le temps de souffler..

En même temps, rien de changer, juste une information sur un délai potentiel, rien de plus.

Il vivait avec sa compagne, il n'avait pas besoin de moi, ne manifestait aucun désir de me voir ou de savoir quelle tête pouvait avoir son petit fils, bref pas de palpitation affective à l'horizon.

Et moi, qu'en pensais-je ?
Pour qui sonne cette alerte ? Comment en profiter ?

Le cancer, je n'en pense rien, c'est une maladie comme les autres, sauf qu'on en meure. Et puis, ce n'est pas mon cancer, pas de possibilité d'action pour l'autre (je vous rappelle que cela n'existe pas :) pas trop d'options d'échange (je vous rappelle que c'est mon père) pas trop besoin de comprendre (je savais déjà un peu pourquoi, quand même) mais vraiment envie de dire au revoir proprement et pour cela il fallait trouver un moyen de dire bonjour ...

Tout nouveau tout bon

Il est en ligne, mon site à moi...

Le reiki

Je suis contente même si peu de gens m'écrivent et me parle sur ce blog, cela ne doit pas m'empecher de vous tenir informer de mon actualité :)

Pour le reste, pas de nouveau à vous dire, je médite à tous ce que je vis et vous en aurez le récit, forcemment, un jour :)

mercredi

Guillotine sociale

Je vous avais parlé de mes peripéties administratives suite à mon licenciement de fin juillet ...

J'attendais Decembre pour pouvoir récuperer les mois difficiles que je viens de vivre afin de régler quelques endettements contenus jusque là.

Pour se faire, j'avais rempli "une simple formalité" d'après le conseiller Assedic afin de demander les droits rétroactifs.

Ce matin, le facteur amène un recommandé de l'Anpe.
Sans stress, me voilà ouvrant le courrier et là, sans aucune motivation, sans aucun argument, on m'informe que la demande est rejettée.

Je suis donc officiellement sans emploi depuis le 2 novembre et RIEN ne viendra combler les mois précédents.

Une adresse de recours est présentée à laquelle je dois écrire avant d'entamer une procédure au tribunal administratif.
Très bien, le recommandé est parti, si c'est un NON, je passerai au tribunal, et le temps passe et passe en m'engouffrant de plus en plus vers le fond du trou...

C'est une guillotine sociale...

jeudi

Prochaine journée d'échange


Le 3 décembre 2006...

Pour des infos :

Mon papa

Aujourd'hui, j'ai pleuré mon Papa qui ne veut pas de moi.

Je ne sais pas encore si j'ai pleuré ma douleur, ma souffrance, ma peur, mon espoir, ma tristesse, mon passé, ma colère mais cela viendra forcemment à se formaliser pour mon plus grand profit.

Je ne sais pas encore pourquoi j'ai pleuré, je sais que depuis un certain temps, j'étais incapable de voir un film, un documentaire ou quoi que se soit qui concernait la fin de vie.
Fragile et appeurée, bloquée au point de zapper immédiatement.

Ce soir, un beau film certainenemt mais je n'ai vu que la fin "Mon combat", les dernières images de la mort d'une femme sur son lit d'hopital.

La formalisation s'est faite au moment de l'envie de zapper : Mon papa.

Mon papa qui ne me laisse pas l'accompagner, mon papa qui ne veut pas de moi et les flots de larmes ont coulés.

Cela fait plus d'un an que je n'ai pas de nouvelles de lui, de son état, de son chemin, de son combat. Malgré mes tentatives sans retour, je sais car je sens, je fais car je l'aime mais je me sens seule car il ne veut pas être là et je n'arrive pas à me contenter de cela.

Faudra t-il attendre l'annonce de sa mort pour pouvoir l'embrasser sur le front ?

Faut-il que cette envie me quitte pour que le manque disparaisse ?
La réponse est oui mais c'est difficile, les larmes vont aider et nourrir le chemin de la petite fille qui espère toujours vers la maman qui sait déjà que c'est comme cela et qu'il faut lacher prise pour ne pas en souffrir et permettre la transformation de cette émotion.

Désolée pour ce post un peu grave mais je sais déjà qu'il voguera plus légèrement une fois offert à d'autres petites filles ou petits garçons qui ont encore quelques bleus au coeur...

Initiation

Hier, j'ai initié ma maman au niveau II.
Merci pour ce cadeau.

La douleur

Avoir mal est une alerte, l'alerte qu'on a peur.
Avoir peur est une alerte, l'alerte d'un manque.
Le manque ne peut être créatif, il faut le transformer en besoin.
Le besoin n'est pas une envie.
L'envie cree le manque ect ...

La vie est belle ...

Journées d'échange Reiki

Encore une après midi d'échange Reiki.
Une belle après midi où praticiennes (et oui que des filles) ont pu échanger et pratiquer avec celles (et oui encore) qui avaient envie de recevoir ou de découvrir.

C'était bien, c'était vrai, c'était bon, c'était beau.

Je lis en ce moment les 5 méditations sur la beauté et comme rien n'est jamais hasardeux, j'apprecie beaucoup cette finalité de la beauté qui comprendrait toute chose bonne et vrai comme une évidence de cheminement.

On y parle de la rose dont la finalité est d'être belle et de tous les efforts qu'elle va devoir fournir pour exprimer cette finalité, sans but, sans objectif, sans intérêt aucun, juste parce que c'est l'energie de vie qui le pose comme l'ultime réussite de son parcours, de son temps de vie.

Je le savais, je suis une rose :) et vous ?

dimanche

Petits tracas

Pas facile de resister...

Une petite histoire lourde de conséquences qu'il faut que je raconte car cela peut arriver à d'autres, à vous ...

Pour historique, j'ai été licencié fin juillet et j'ai attendu le fameux papier de mon employeur pour m'inscrire aux assedic.

Me voilà donc avec un RDV le 4 octobre.
La charmante voix au téléphone m'avait déjà annoncé que je devais penser le jour de cet entretien/inscription à mentionner qu'il me fallait un papier pour les droits rétro-actifs.
Cela m'avait déjà un peu stréssé, mais bon, cela change tout le temps et on n'est pas toujours au courant.
Sachez qu'il faut s'inscrire des que le contrat est fini et que maintenant on peut le faire sans le "fameux" papier !!!

Bref, me voilà à sortir mes papiers pour l'inscription et là, patatra ma carte d'identité est périmée depuis fin aôut.

Pas grave que je me dis et je sors mon permis de conduire :)

Je vous le donne emile, pas de bras, pas de chocolat, pas de CI valide = refus d'inscription !!!

Donc, Mairie et attente de CI valide et puis retour case départ pour RDV Assedic et inscription.
Le résultat des courses c'est que je ne serai pas inscrite avant fin octobre et que je serais indemnisée qu'à partir de Décembre sans oublié la fameuse demande rétro-active pour Septembre et Octobre :)

En attendant, je dois aller voir une assistante sociale pour des aides d'urgences comme EDF, loyers et tickets repas !!!

Elle est pas belle la vie...

Je ne sais pas si vous mesurez l'ampleur de la boutade car si on a pas un moral d'acier (heuresement le mien va plutôt bien), c'est direct à la trappe.

Tout ce que je sais, c'est que c'est pas le moment d'essayer d'arrêter de fumer :)

jeudi

Note

Etre en colère et le dire, c'est souvent signifier que quelque chose ne va pas sans colère.
L'inverse, en revanche ...

Contente

Hier, j'ai fait mariné du poulet pour servir à table ce soir.
Rien de traumatisant en soi ...
Mais en le faisant, je me suis rendu compte que je préparais le repas que je devais partager avec ma maman et mon fils et là, je me suis arrêté net car cela signifiait que j'étais contente de voir ma maman.

Un petit arrêt pour profitter de ce sentiment somme toute nouveau pour moi.
Un grand arrêt pour me rendre compte que c'était nouveau et que j'en étais absolument ravie.

Je recevais ma maman pour la journée, pour partager les activités du mercredi ensemble, les copines et les copains du foot, bref des petites choses déjà faites cent et une fois mais sans plaisir particulier.

Et bien aujourd'hui, c'était différent et très agréable.

J'ai enfin réussi, ma maman est une personne !!!

Quelle belle journée :)

dimanche

Une belle journée


Comme c'est agréable ce moment où la confidence se fait entre deux personnes et où le passage entre la relation et l'amitié se celle.

Cette après midi au soleil d'un parc parisien a été un de ces momments inattendus que j'aime tant.

Un moment où, on ne sait pas pourquoi, une relation agréable se transforme en amitié par le biais des confidences de femmes, de filles, de mères.

C'est finalement rapide, quelques heures qui impliquent deux personnes dans le respect mutuel afin de s'écouter et de s'accepter comme on est.

C'est comme un pacte tacite sur un échange de petits moments de vie, de grands sentiments, de ressentis, de tristesses, d'interrogations, de regrets, un échange sur la vie que l'on se fait, que l'on vit doucement et qui nous appelle de temps à temps à faire une pause.

Cette belle après midi était une jolie pause qui je l'espère en amenera beaucoup d'autres pour que la vie soit jolie, parce qu'elle est plus jolie quand on en profite à plusieurs...